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Profession

Marchés publics : le critère du prix doit-il être le seul ?

En France, l'État représente l'un des principaux clients des sociétés de sécurité privée. Les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis ont prouvé que chaque citoyen devient une cible potentielle et que chaque lieu public peut être l'objet des terroristes. Avant l'année 2002, et contrairement à ses voisins européens, la France comptait une faible part d'équipements en systèmes de sécurité électroniques. Mais entre 2002 et 2008, la situation a changé et l'État a délégué de plus en plus de tâches à des sociétés privées. Les marchés publics représentent aujourd'hui un quart de l'activité des sociétés de sécurité privée avec un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros. Cette tendance à la progression devrait se poursuivre. Mais le critère de choix pose problème. Pour faire appel à une société de sécurité privée, l'État se base uniquement sur le prix le plus attractif. Si ce réflexe reste compréhensible, il peut donner lieu à certaines dérives. Ainsi, la qualité de la prestation se voit reléguée au second plan et les délais de paiement, très longs, fragilisent les entreprises. C'est pourquoi les entreprises du secteur de la sécurité privée ne peuvent toujours pas réaliser correctement leur métier dans ces conditions. Des conséquences à méditer par les pouvoirs publics.

Source : Face au risque, avril 2010.

Sécurité privée : en route vers un organe de régulation ?

L'idée d'un organe professionnel de régulation dans le domaine de la sécurité fait son chemin. Et c’est l'Union des entreprises de sécurité privée (USP) qui, en avril dernier, a proposé sa mise en place sur la base d’un document issu d'échanges entre le cercle des experts de l'USP et les membres de la mission ministérielle. Son objectif vise à faire de la sécurité « une profession où les règles déontologiques sont respectées et où l'éthique a le même sens pour tous » selon les propos du président de l’USP, Claude Tarlet. Le 23 avril, une rencontre rassemblant les présidents de l’USP, la FEDESFI*, la SESA** et le SNES*** a donné lieu à de fructueux échanges et permis de détailler le projet. Rédigé par un professeur de droit et un avocat, le rapport énonce les principes et les solutions pour concrétiser la mise en place de cet organe professionnel. Il s'agirait d'une entité dotée d'un pouvoir de contrôle et de sanction, veillant au respect des règles de la profession.

Plus d'informations sur le site de l'USP :  www.securite-privee.org/
* Fédération des entreprises de la sécurité fiduciaire.
** Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire.
*** Syndicat national des entreprises de sécurité.

Collaborateurs : menace ou richesse pour l’entreprise ?

Si Jérôme Kerviel et Bernard Madoff ont monopolisé l'attention des médias en raison des fraudes colossales commises aux dépens de leurs entreprises, ils font de moins en moins figure de cas isolé. A priori, les salariés d'une société constituent sa plus grande richesse. Mais ce principe souffre de plus en plus d'exceptions. Même si les pertes n'atteignent pas les records de celles des affaires Kerviel et Madoff, plusieurs enquêtes effectuées aux États-Unis dans le cadre d'un programme baptisé « CRISP » (Connecting Research in Security to Practice) montrent que les trois quarts des employés interrogés révèlent être les auteurs de vols ou d'actes nuisibles à leur société. Or, les conséquences financières de cette malveillance peuvent être catastrophiques. Selon l'Association of Certified Fraud Examiners (ACFE), la fraude interne représente pas moins de 7 % du chiffre d'affaires en moins pour l'entreprise. Pour remédier à ce phénomène, les spécialistes préconisent d'abord d'étudier la vulnérabilité de l'entreprise. Puis d'adopter la tolérance zéro face à la malveillance interne.

Source : Sécurité & Stratégie n°2 / 2009.

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