Questions sécurité
Pourquoi la Fédération française du bâtiment (FFB) lance-t-elle un cri d'alarme ?
Ces dernières années, les vols de matériel, de métaux (cuivre, nickel, zinc…), d’engins et d’équipements sur les chantiers de construction se sont généralisés et n’ont cessé d’augmenter. Au total, une entreprise du bâtiment sur deux est touchée par ce fléau, tout département et métier confondus. Ces vols coûtent non seulement de plus en plus cher aux entreprises, mais ils mettent également en danger la sécurité du personnel. Car il n’est pas rare que ces « pillages de chantier », comme les a qualifiés la FFB, s’accompagnent de violences : intimidations, chantage à l’embauche, agressions physiques voire séquestrations (1 % des vols). Résultats : des chefs d’entreprise exaspérés, et ce d’autant plus qu’ils n’obtiennent aucune réparation ; leurs dépôts de plaintes n’aboutissant que très rarement. Mais le cri d’alarme de la FFB a été entendu par les Pouvoirs publics. En effet, le 14 avril dernier, un protocole d’accord a été signé entre la FFB et le ministère de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales. Il a pour objectif de conjuguer leurs efforts pour lutter contre ce fléau et d’identifier un référent sûreté dans chaque direction départementale de sécurité publique et dans chaque groupement de gendarmerie départementale.
Quel poids économique représentent les vols de chantiers ?
1,5 à 2 milliards d’euros : c’est ce que coûte par an au secteur du bâtiment les vols sur les chantiers de construction. Soit 1 % de son chiffre d’affaires. Un chiffre établi par l’enquête de la Fédération française du bâtiment (FFB) réalisée à la fin de l’année 2007 et corroborée par d’autres études européennes. En hausse depuis au moins trois ans, ces vols ont augmenté de 50 % en 2007. Leurs conséquences dépassent le simple coût direct des matières volées : frais de chômage technique dus aux arrêts de chantier, frais de remise en fonctionnement et de contrôle technique, frais de location de matériel, pénalités de retard, entre autres, sont autant de pertes sèches pour l’entreprise. Et plutôt lourdes : la FFB les évalue entre 15 000 et 20 000 euros par effraction.
Comment les professionnels de la sécurité peuvent-ils se positionner face aux risques des vols de chantiers ?
La prévention et la surveillance comptent parmi les enjeux majeurs des chantiers actuels. En effet, la grande majorité d’entre eux ne bénéficient d’aucune garantie d’assurance spécifique pour faire face aux vols. La mise en place d’un service de surveillance assurée par des agents de sécurité apparaît comme la meilleure solution de dissuasion et de prévention. C’est en tout cas aujourd’hui la solution privilégiée par les entrepreneurs. Securitas l’a bien compris et a donc développé des prestations particulières pour répondre aux besoins du BTP. Par exemple, Securitas met à la disposition des clients du BTP du matériel spécifique comme des barrières de contrôle d’accès, des bungalows préfabriqués pour les postes de sécurité ou un PC mobile de sécurité. Securitas fournit également à ses agents les équipements de sécurité complémentaires nécessaires dans le cadre de sa politique Hygiène sécurité environnement (HSE).
Site de la Fédération française du bâtiment : www.ffbatiment.fr
Téléchargez la plaquette Securitas Chantiers : cliquez ici