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21 octobre 2020
Modifié le vendredi 06 novembre 2020 12:33
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Les agents de sécurité à l’épreuve des gestes barrières

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Masque-obligatoire

Chargés de faire respecter le port du masque dans les commerces et certains lieux publics, les agents de sécurité sont parfois confrontés à des comportements agressifs de personnes réticentes à le porter. Des situations délicates et inédites, auxquelles ils doivent s’adapter.

Le port du masque et la distanciation sociale ont impacté la mission des agents de sécurité qui doivent aujourd’hui, dans le cadre de leurs missions, s’assurer du respect des gestes barrières. Cette nouvelle responsabilité les confronte à une augmentation des agressions, verbales et physiques à leur encontre. Avec le déconfinement, les exemples d’incivilités envers les agents de sécurité se sont multipliés sur l’ensemble du territoire. Certains ont même atteint un niveau de violence extrême comme à Brest, où un agent de sécurité a reçu plusieurs coups de couteau après s’être opposé à un homme alcoolisé refusant de couvrir son nez et sa bouche.

Une nouvelle donne depuis le 20 juillet 2020

Une situation risquée et difficile pour les agents de sécurité qui s’est progressivement régulée avec l’obligation de port du masque dans tous les lieux clos, adoptée le 20 juillet dernier. « Avant l’obligation du port du masque, les agents de sécurité agissaient selon les consignes propres à chaque client, explique Michaël Lamps, directeur business center retail Securitas France. Celles-ci pouvaient être différentes selon les enseignes, et il était délicat de faire respecter le port du masque quand celui-ci était imposé dans un magasin et pas dans un autre. » La généralisation du port du masque a favorisé un certain apaisement, mais de nombreuses personnes continuent de refuser de se plier à cette injonction. Ces cas particuliers constituent une charge supplémentaire pour les agents de sécurité, également amenés à intervenir lors de différends entre deux personnes, entre un employé d’un commerce et un client, par exemple.

Gérer les conflits sans violence

Face à des situations tendues, les agents de sécurité Securitas mettent en application les règles de sécurité habituelles de leur métier. « L’objectif est de désamorcer tout conflit sans la moindre violence », poursuit Michaël Lamps. Les agents de sécurité doivent faire preuve de sang-froid et de pédagogie, en expliquant pourquoi le port du masque est nécessaire. « Si le conflit prend de l’ampleur, il faut prévenir les forces de l’ordre. » Créé en 2018, le dernier module de la formation au Certificat de qualification professionnelle Agent de prévention et de sécurité (CQP APS) autorise les agents de sécurité à aller, en cas de risque avéré, jusqu'à entraver et neutraliser l'agresseur pour le remettre aux forces de l'ordre, en essayant toutefois de maintenir la distance physique. Un cas extrême et rarissime. Toutefois, les tensions sociales actuelles ont vu émerger des groupes anti-masques, et leurs fréquentes manifestations dans des commerces pourraient pousser les entreprises de sécurité privée à repenser les leviers d’action des agents de sécurité face aux violences.

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