AccueilSûreté« Les équipes de Securitas sont nos yeux sur le terrain »
14 juin 2021
Modifié le vendredi 18 juin 2021 14:13
Interview

« Les équipes de Securitas sont nos yeux sur le terrain »

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Naval-group

Mis en service en 2010, le sous-marin Le Terrible connaît sa première visite d’entretien et de réparation décennale, sur la base navale de Brest. Un chantier majeur auquel Securitas est pleinement associée. Les explications de Pierre Milin, responsable Prévention de Naval Group sur le chantier IPER*.

En quoi consistent les travaux sur Le Terrible ?

Pierre Milin : Le Terrible est un sous-marin lanceur d’engins qui fait partie du programme de dissuasion nucléaire de la France. Il connaît aujourd’hui sa première cure de jouvence, avec une indisponibilité pour entretien et réparation (IPER). C’est un chantier de grande ampleur piloté par Naval Group qui nécessitera 2,5 millions d’heures de travail pendant plus de deux ans et monopolisera 45 entreprises.

Nous avons lancé un appel d’offres pour la surveillance et la prévention des risques, premièrement sur le site de l’Ile Longue, puis pour le Bassin 8 où se déroule le chantier de maintenance générale. Tout se passe dans et autour du bateau mais aussi au fond du bassin et à proximité, dans les bureaux et les ateliers où règne une activité très dense.

Vous avez choisi Securitas pour accomplir cette protection. Quels en sont les contours ?

P. M. : Ce chantier demande des compétences particulières et nous avons choisi Securitas pour la robustesse de son service et sa capacité d’adaptation aux aléas. Nous avons tout d’abord attribué la surveillance de ce site sensible pour éviter tout risque d’intrusion ou d’actes de malveillance.

La prévention des risques est le deuxième volet du contrat : ils sont d’ordre nucléaire, incendie, liés au levage des engins, aux chutes de charges, à l’emploi de produits chimiques et à la co-activité des différents intervenants. C’est pourquoi nous avions besoin de personnes formés à la prévention des risques et au secourisme au travail.

Mais entre toutes, le feu est notre plus grande crainte (le sinistre du sous-marin Perle en juin 2020 à Toulon l’a rappelé). Deux équipes de pompiers sont prêtes à intervenir 24h/24 et 7j/7. Nous effectuons donc très régulièrement des exercices dans toutes les zones du bateau avec l’équipe d’agents de sécurité incendie et de pompiers industriels de Securitas et les marins-pompiers de la base navale de Brest.

Enfin, nous avons confié à Securitas le contrôle des espaces et de l’organisation du chantier, forcément complexes. Nous avons délivré des permis de travaux qui apparaissent selon un code couleur sur l’écran géant du PC Sécurité. Cela nous permet de savoir en temps réel qui opère sur le chantier. Il en va de même pour les personnels qui travaillent à bord du bateau. Chaque ouvrier ou technicien est équipé d’une puce RFID sur son casque. En cas d’évacuation, les secours connaissent précisément le nombre de personnes concernées.

Les agents de sécurité, les préventeurs de Securitas sont en charge de tout cela, sans oublier la diffusion des messages de sécurité et les consignes journalières, dont l’application des mesures barrières contre la Covid-19. Pour résumer, les équipes de Securitas sont nos yeux sur le terrain.

Après six mois de chantier, quel premier bilan tirez-vous de votre collaboration avec Securitas ?

P. M. : Les débuts ont été difficiles car les équipes devaient prendre la mesure du chantier, qui reste quand même exceptionnel. Depuis, nous sommes dans un processus d’amélioration continue et de montée en gamme des compétences. Je suis très satisfait de la progression et du niveau d’implication des agents de sécurité Securitas. Le management a fait preuve de la réactivité et de la flexibilité attendues, notamment dans le dimensionnement des équipes.

Aujourd’hui, trente-six personnes de Securitas travaillent à temps plein sur le chantier, dirigées par un management présent en permanence sur le site. J’échange tous les jours avec le chef d’équipe Securitas, lui-même épaulé par un responsable prévention des risques et un responsable incendie. Chaque semaine, nous nous réunissons pour analyser l’activité et faire un retour d’expérience. Cela permet de créer cette émulation pour une conscience collective des responsabilités et une vigilance partagée, bien au-delà des personnels Securitas.

* Indisponibilité pour entretien et réparation (IPER)

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