Quels enseignements tirer du rapport 2011 de l’Observatoire national de la délinquance ?

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a rendu son rapport 2011. 

Comme chaque année, celui-ci contient les statistiques issues de l’activité de la police et de la gendarmerie nationales. Pour la première fois, il s’appuie également sur l’enquête nationale de victimation « Cadre de vie et sécurité » menée en collaboration avec l’Insee. 

« Ainsi, il dispose de données obtenues par l’interrogation directe d’un échantillon de la population, en complément des données sur les faits portés à la connaissance de la police et de la gendarmerie », écrit Alain Bauer dans la préface du rapport.

Dans l’ensemble, les chiffres de la délinquance sont toujours aussi préoccupants. Par exemple, le taux de cambriolages ou de tentatives de cambriolage est en augmentation depuis 2008 (+ 1,7 %). Le taux d’atteintes volontaires à l’intégrité physique augmente pour la deuxième année consécutive et enregistre sa valeur la plus élevée depuis 1996 (7,4 ‰). En milieu hospitalier, les agressions sont en augmentation de 7,3 % par rapport à 2009.

Toutefois, certaines améliorations sont à noter en matière de délinquance itinérante par exemple : 1 276 vols de fret commis ou tentés ont été portés à la connaissance de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante en 2010, soit une baisse de près de 22 % par rapport à l’année précédente.

Mais, globalement, les statistiques issues de l’activité de la police et de la gendarmerie nationales mettent en relief, une nouvelle fois, la nécessité de disposer d’un secteur de la sécurité privée professionnel et solide.