Sécurité privée : vendre au juste prix

Le Centre régional d’observation du commerce de l’industrie et des services (Crocis) consacre sa publication de mai 2014 à l’analyse du secteur de la sécurité privée.

Le Crocis dresse le portrait bien connu d’un secteur hyperconcurrentiel, marqué par des prix bas souvent obtenus par des sociétés qui « omettent de respecter la loi afin d’obtenir des marchés par du recours à du travail dissimulé, à des travailleurs sans-papiers, le non-paiement de la TVA ou des charges sociales et fiscales, etc. »

Ces pratiques anticoncurrentielles entrainent une forte diminution globale des tarifs et des marges déjà faibles et ont un effet « dévastateur » sur le secteur.

Partant de ce constat, le Crocis analyse les conditions du redressement :

  • La création du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), en charge des missions de contrôle et de régulation de la profession, est perçue comme la solution pour « assainir le marché »,
  • Face à la guerre des prix, la fuite en avant dans une stratégie de volume ne fait que générer de nombreux dépôts de bilan,
  • « Pour sortir de l’impasse, les entreprises de sécurité doivent impérativement vendre désormais leurs prestations au juste prix. Pour cela, elles doivent valoriser une solution globale de sécurité plutôt qu’un taux horaire, proposer des offres plus innovantes, intégrant des solutions humaines et technologiques qui peuvent représenter un moyen d’optimisation à la fois en termes de budget et de service rendu. »

 

Pour en savoir plus, lisez le rapport complet du Crocis « Les entreprises de sécurité d’Île-de-France : vers une sortie de crise ? »