Travail illégal : pourquoi la sécurité privée reste-t-elle dans le collimateur ?

L’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) a rendu public le bilan 2013 de son action en matière de lutte contre le travail illégal. Cette année est marquée par une forte hausse des montants redressés (320 millions d’euros, un chiffre en progression de 60 % par rapport à 2012).

Pour l’Acoss, cette progression est due notamment à sa stratégie de ciblage de secteurs : le bâtiment et les travaux publics, l’hôtellerie-restauration et les services aux entreprises (notamment la sécurité privée et le nettoyage) ont été placés sur une liste de secteurs dits « prioritaires » s’agissant des contrôles.

Bien que les plus forts taux de fraude aient été constatés dans le secteur de la construction (13,7 % des établissements contrôlés) et dans celui des hôtels-restaurants-cafés (12,3 %), le secteur de la sécurité privée fait toujours partie des secteurs prioritaires.

En 2013, le montant moyen des redressements s’établit à 29 765 € par affaire, tous secteurs confondus. Mais, dans le secteur de la sécurité privée, le montant des redressements atteint en moyenne 128 000 € par affaire.

Pour cette raison, l’Acoss explique que la sécurité privée reste plus que jamais dans « le champ d’investigations prioritaires » en matière de lutte contre le travail illégal.

Source : AEF Sécurité globale - dépêche n°485021 du 30/07/2014 ; La lutte contre le travail illégal, rapport d’activité thématique 2013, Acoss.