Radicalisation : enjeux et difficultés de la détection

Le Comité interministériel de la prévention de la délinquance (CIPD) a fait le point sur la lutte contre la radicalisation au cours d’un colloque international tenu fin avril 2016 à l’Ecole militaire de Paris.

La mise en place du numéro vert à destination de familles et de proches d’individus radicalisés a fourni une grande quantité d’informations et permis des analyses extrêmement précieuses.

L'enseignement principal de ces analyses est qu'il n'y a pas de profil type.

Même si la radicalisation touche des personnes qui sont dans un parcours d’échec et cherchent des solutions, celles qui se radicalisent « n’ont pas forcément commis d’actes criminels auparavant », ce qui complique la tâche pour « les identifier en amont », a expliqué Pierre N’Gahane, préfet, secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance.

La détection en amont est d’autant plus difficile, qu’il n’est pas toujours évident de distinguer une radicalisation spirituelle simple d’une radicalisation spirituelle débouchant effectivement sur la violence.

Comme solution, Hélène Geoffroy, secrétaire d’État chargée de la Ville, propose de « renforcer l’ancrage local dans une logique partenariale et de s’appuyer sur les 435 contrats de ville déjà signés dans 1 500 quartiers prioritaires pour 5 millions et demi d’habitants. Le gouvernement a demandé aux acteurs locaux que chacun de ces contrats de ville soit complété en 2016 par un plan d’action sur la prévention de la radicalisation ».

A terme, l’objectif est de constituer « un réseau de professionnels formés, à l’échelon local, vers lequel les uns et les autres, familles, associations, pouvoirs publics, pourront se tourner ».

Numéro Vert : 0 800 005 696 .

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Site du ministère de l'Intérieur.

Source : AEF-Sécurité globale - dépêche n°537316 du 27 avril 2016