Quel regard portent les agents de la sécurité privée sur leur secteur et leur métier ?

Sondage agents de sécurité

Un sondage de l’Union des entreprises de sécurité privée (USP), réalisé par l’Ifop fin 2018, montre que les salariés des entreprises de sécurité privée apprécient leur métier, mais déplorent le trop faible niveau de rémunération du secteur.

A la demande de l’Union des entreprises de sécurité privée (USP), l’Ifop a interrogé les salariés d’entreprises adhérentes pour mieux comprendre les perceptions et préoccupations des agents de sécurité.

Grâce à cette consultation, plus de 1 000 salariés ont pu s’exprimer sur leur environnement professionnel, leurs conditions de travail, leur motivations ou encore la politique RH de leur entreprise.

Jugement vis-à-vis du travail : les agents de sécurité sont satisfaits, mais...

Globalement, à 61 %, les agents de sécurité se déclarent satisfaits de leur vie professionnelle.

Plusieurs raisons à cela :

  • le niveau d’autonomie dans le travail (reconnu à 87 %) ;
  • le contenu du travail lui-même (80 % d’appréciation) ;
  • l’intérêt du travail (pour 79 % des réponses).

L’ambiance dans l’entreprise est également source de satisfaction dans l’ensemble :

  • 81 % des agents de sécurité sentent que la hiérarchie leur fait confiance ;
  • 76 % se sentent bien intégrés à l’entreprise.


Celle-ci est d’ailleurs plutôt bien jugée, puisque 80 % des participants trouvent que leur organisation offre des produits et services de qualité́ et qu’elle prend bien en compte les besoins et attentes de ses clients (77 %).

...la rémunération reste un point bloquant.

Si 61 % des personnes interrogées ont déclaré être satisfaites de leur situation professionnelle, 39 % restent insatisfaites, voire très insatisfaites.

La raison principale est clairement exprimée : 75 % des participants déclarent que leur rémunération ne leur convient pas. Quasiment aucun agent de sécurité n’entre dans la profession par motivation salariale (2 %).

En conséquence, 71 % des personnes en poste se disent prêtes à quitter la sécurité privée si les salaires n’évoluent pas. La question de l’évolution est également centrale, puisque les agents de sécurité considèrent à 61 % que les possibilités d’évolution de carrière sont faibles.

L’enquête a été ouverte pendant près de deux mois, de septembre à novembre 2018. Elle aura permis à 1 131 collaborateurs de 10 entreprises de partager volontairement et anonymement leurs aspirations et préoccupations professionnelles.

Source : Union des entreprises de sécurité privée (USP).

Consultez l'étude de l'USP pour plus d'information.