Quelles propositions pour renforcer la profession selon le GES ?

Le Groupement des entreprises de sécurité (GES) a présenté ses propositions dans le cadre de la préparation du livre blanc sur la sécurité intérieure.

Frédéric GAUTHEY, Président du GES
Discours d’ouverture de Frédéric Gauthey, Président du GES, au 1er Congrès national de la sécurité privée.

Le Groupement des entreprises de sécurité (GES), organisation patronale unifiée de la sécurité privée, a publié, à l’occasion de son premier congrès, à La Baule (Loire-Atlantique), lundi 28 octobre 2019, ses propositions adressées au ministère de l’Intérieur.

Ces propositions visent à apporter « dans le cadre de la concertation relative au livre blanc de la sécurité intérieure, et surtout d’une future loi sur la sécurité intérieure, des propositions fortes et structurantes de nature à transformer le marché de la sécurité privée », explique le GES dans un communiqué publié sur son site internet.

La situation est en effet préoccupante : « Le secteur de la sécurité privée n’en finit pas de voir son chiffre d’affaires s’accroître, mais paradoxalement il meurt d’une réduction tout aussi constante de ses marges financières : aucune innovation technologique ou humaine n’est possible, dans un secteur aussi atomisé et où un client trouvera toujours une entreprise proposant des prestations moins chères, mais moins bonnes, voire illicites. »

En toile de fond, le risque de ne pas être prêts à temps pour sécuriser la Coupe du monde de rugby 2023 et les Jeux olympiques de Paris 2024.

Pour le GES, sans la mise en place de véritables outils de régulation économique et sans le soutien au renforcement des ressources humaines des entreprises, l’État ne pourra pas compter sur le secteur privé, que ce soit pour tout nouveau transfert de mission ou pour toute action de coopération concrète et de proximité.

Ainsi, selon le GES, la refonte du marché et du secteur de la sécurité privée passe par trois axes :

  • mieux réguler le marché de la sécurité – l’économie ;
  • renforcer le capital humain – les ressources humaines ;
  • être acteur de la sécurité globale – le continuum.

Dans ces trois axes figurent une trentaine de pistes concrètes destinées à « mieux réguler le marché de la sécurité privée (propositions d’ordre économique) et renforcer le capital humain (propositions sur le volet ressources humaines et capital social), afin d’être acteur de la sécurité globale (propositions relatives au continuum de sécurité). »

Présent à La Baule lors du congrès national de la sécurité privée du GES, Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, a d’ores et déjà assuré que les entreprises de sécurité privée seront « pleinement associées aux réflexions sur le livre blanc de la sécurité intérieure ».

Pour en savoir plus, lisez les propositions du GES ou le discours d’introduction de Frédéric Gauthey, président du GES, lors du congrès national de la sécurité privée.

Sources : Groupement des entreprises de sécurité privée (GES) ; AEF info, dépêches n° 615433 du 28/10/2019, n° 615511 du 29/10/2019 et n° 615579 du 31/10/2019.